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Le bout du fleuve

 

 

 

Voyageur interprète d’un monde réel, pèlerin du saint Laurent, il ne se contente pas de sa seule approche photographique, il y associe la couleur en une seconde créativité. Elle sublime le message qu’on laissé les premiers possesseurs du grand fleuve et de ses rives… »

Le Bout du Fleuve est le théâtre mouvant de ses évolutions. Des noms surgissent échappés de séquences de la bibliothèque verte : Melville, London, Curwood ; ils semblent avoir guidé Régis PERROT vers les hasards calculés de ses prises de vues. Il devient le metteur en vue de vies terrestres : les rives du Fleuve-Mer où la forme allongée d’un rocher évoque quelques morses reposant, de vies aériennes palpables, aux nuages que perce un vol de goëlands. Une relation étroite, féconde est ainsi matérialisée entre l’eau, la terre et tous ceux qui y vivent.

L’homme se révèle dans les témoignages de sa propre vie, comme de son passage vers l’éternité…L’iroquois se protège derrière un faisceau de rondins. Il meurt sur le bûcher fait du même bois que la croix qui domine le village du chrétien. Du bois encore, la clameur noire des carcasses ajourées des baleinières d’un autre temps…

André Young (RFL 1997)